Jesu Dulcis Memoria, longtemps attribué à Tomás Luis de Victoria, appartient à cette famille d’œuvres où quelques lignes mélodiques suffisent à créer un espace de silence, de lumière et de contemplation.
Aujourd’hui, cette musique prend une couleur nouvelle à travers une cover entièrement réalisée avec quatre voix de violoncelles. Mais cette version n’est qu’une première étape : elle prendra véritablement vie lors du prochain stage Vibre, jouée par tout un orchestre de violoncelles.
Un poème médiéval devenu musique
Son titre signifie « Jésus, douce mémoire ». Le texte de base est généralement appelé Jubilus de nomine Jesu ou Jesu dulcis memoria. C’est un poème médiéval, dont les manuscrits donnent des versions différentes, il n’existe donc pas un unique « texte complet » parfaitement fixé. Il a longtemps été attribué à Bernard de Clairvaux, mais cette attribution est aujourd’hui discutée. La courte pièce à quatre voix que nous connaissons, notamment dans l’interprétation des Cambridge Singers, n’en reprend que la première strophe.
Jesu, dulcis memoria,
Dans vera cordi gaudia:
Sed super mel et omnia,
Ejus dulcis praesentia.
Si l’œuvre est traditionnellement associée à Victoria, son attribution est aujourd’hui discutée. Son véritable auteur reste donc incertain, ajoutant une petite part de mystère à une musique qui continue, plusieurs siècles plus tard, à être chantée et réinventée.
De la voix humaine aux quatre violoncelles
Jesu Dulcis Memoria est une polyphonie sacrée à quatre voix. L’idée de cette nouvelle version est simple : confier chacune de ces voix à un violoncelle.
Le violoncelle se prête particulièrement bien à cette transformation.
Ici, il ne s’agit donc pas seulement de jouer quatre parties sur quatre instruments. Il s’agit de faire chanter quatre violoncelles comme un chœur.
Les lignes se répondent, se croisent et se rejoignent. Une belle manière aussi d’aborder l’écoute en ensemble : parfois porter la mélodie, parfois accompagner, parfois simplement se fondre dans le son des autres.
Cette cover permet d’abord d’entendre l’œuvre dans sa forme la plus transparente : quatre lignes, quatre violoncelles, quatre voix qui respirent ensemble.
Mais au prochain stage Vibre, nous allons changer d’échelle. Ces quatre voix seront réparties entre les violoncellistes pour former un véritable orchestre de violoncelles.
Ce sera surtout l’occasion de vivre de l’intérieur ce qui fait la beauté de cette musique : écouter les autres, trouver une respiration commune et sentir comment chaque voix participe à un même son.
Rendez-vous au prochain stage Vibre pour donner vie à Jesu Dulcis Memoria.
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Jeanne